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Andouille !
Réveil une fois de plus matinal pour rendre les clefs de la chambre et décoller pour Hôi An. Après trois recomptages de la note d'hôtel, on prend un bus tout roots pour les 3-4 heures de route à travers la cambrousse et le long des côtes du centre du Viêt Nam. Après quelques kilomètres sur la route Mandarine, c'est certain : on va y rester. Le chauffeur adore doubler les camions sur les routes de montagne sans visibilité. Pause toutes les deux heures oblige, l'arrêt se fait dans un petit village sur la route du col des brumes, sous un soleil pire que la veille.
Une fois le col passé, le paysage change radicalement : après les champs et les routes de montagne, place aux plages de sable blanc, aux palmiers et à l'ambiance tropicale de Đà Nẵng. Toujours aussi speed, on a vu le chauffeur slalomer entre les motorbikes pour arriver à l'heure.
Après une petite frayeur en arrivant à Hôi An (c'est quoi ce bled ? on est où là ? il nous a laissé en pleine campagne ou quoi ?), il faut se rendre à l'évidence : l'ambiance a changé : une petite ville plutôt sympa, calme et décontractée... Pas beaucoup de scoots, encore moins de voitures, et des petits commerces tous les cinq mètres. Pas mal de touristes aussi, tous venus se faire tailler des fringues par les petites couturières du coin. Notre hôtel (An Huy) est très classe, décoré à la chinoise par une proprio super sympa. Détail original : quand il pleut (et il pleut toujours en début de soirée), il pleut aussi dans l'hôtel.
Comme dans tous les hôtels, la proprio vent tous les tickets possibles et imaginables, pas besoin d'aller loin pour booker notre visite le lendemain des ruines Chăm Pa de Mỹ Sơn. La chaleur ici est accablante : 100 mètres dehors et tout le monde est trempé. En parlant de chaleur, le marché est intéressant à visiter : les parfums (et les odeurs) remontent rapidement, et nos narines passent des fruits exotiques aux calamars séchés en quelques mètres... Question d'habitude apparemment. Reste qu'on a vu des blocs de tofu ou des morceaux de poisson rester 10 heures au même endroit ; à l'ombre certes, mais par 40°.
À midi, direction le Café des amis, tenu par un chef cuistot ayant étudié en France. C'est son fils qui nous accueille au milieu des posters de Brassens et de Brel. "My father? too much boom-boom : sleeping". Ici pas de carte : trois menus au choix selon l'humeur du chef, et apparemment une seule ambiance musicale : toujours Brassens.
Il nous reste alors toute l'après-midi pour faire les boutiques, et ça ne sera pas de trop : ici il faut marchander jusqu'au dernier dollar, vérifier le taux de conversion parfois un peu loufoque qui est appliqué, et surtout recompter sa monnaie... Les vendeurs triplent les prix quand ils voient arriver un européen et il faut batailler pendant un bout de temps avant d'avoir un tarif "raisonnable". Pantalons, chemises, costards et robes : tout y passe, et surtout tout sera prêt demain... Une saucée et un bon repas plus tard, on va se coucher en prévision du réveil le lendemain à 4h50 pour arriver sur Mỹ Sơn avant le déferlement des touristes. |
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