Le lendemain est un peu plus speed : levés à l'arrache pour accueillir le type qui nous livre les billets
d'avions, on doit en plus se battre avec le réceptionniste de l'hôtel qui veut absolument nous faire rendre
les chambres... Sentant un coup fourré, on préfère les garder pour éviter de se retrouver à la rue en
rentrant de notre voyage. Il a l'air d'accord, et on part en ville avec nos collègues pour trouver un resto
bien bourratif avant de prendre l'avion. Le premier que l'on teste a changé d'enseigne : pizza au lieu des
nems, on préfère en trouver un autre. On arrive finalement dans un resto plus ou moins chinois où je découvre
qu'il n'est pas toujours simple de se faire comprendre, même quand il s'agit de boustifaille : au lieu d'un gros
Bánh bao bien lourd, je me retrouve avec 3 petites crottes aux crevettes pour tout repas. Heureusement, les
autres n'ont pas trop faim et je peux finir leurs assiettes.
Retour à l'hôtel ou nous attrapons nos sacs pour un ultime trajet en motorbike jusqu'a l'aéroport.
Déjà qu'en temps normal c'est assez rock 'n roll, avec les gros sacs sur le dos c'est carrément hardcore...
Hà Nội : la ville au-delà du fleuve
Arrivée à l'aéroport, enregistrement de bagages, attente devant la porte... Au final, l'avion aura près de
3 heures de retard, l'occasion pour nous de goûter des jus de fruit assez particuliers dans un bar de
l'aéroport. L'arrivée à Hà Nội se fait de nuit, et le temps de récupérer nos bagages, on reçoit un mail de
notre cher directeur qui nous fait savoir que finalement, nos chambres à Saïgon ont été vidées et leur contenu
placé dans "une pièce" jusqu'à notre retour. Leur contenu, ça inclut nos fringues, nos PC, des sous, et
surtout nos billets retour jusqu'à Paris...
Le trajet jusqu'à l'hôtel se fera à moitié sous la pluie, et le taxi mettra un bon quart d'heure (avec une
clim complètement pourrie) avant de trouver la bonne rue. Après une demi-heure de négociations sur le prix
de la chambre et sur la réservation des billets pour la baie d'Halong le lendemain, on se met en route vers
le resto le plus proche... Au bout de 20 minutes de marche, on doit se rendre à l'évidence : plus rien d'ouvert
après 11h30. Plus rien, sauf un boui-boui sans nom que même les gars du routard n'ont pas du essayer. Pour Bat et
moi, ça sera juste un coca, merci. JC et le nain vont quand même tester un plat... il faut seulement aller
réveiller le cuistot, et un autre type qui apparemment, baragouine un peu l'anglais. Juste un peu alors, parce
qu'à la place des nouilles commandées, arrive un plat de riz sauté et une assiette de concombres spécial
"turista" (mauvaise langue : personne ne sera malade le lendemain). Le temps de s'apercevoir qu'on préfère
remonter à l'hôtel, le taulier a fermé le volet en fer... "For police ! No problem ?"
|