ở thời đại Hồ Chí Minh (Au temps de Ho Chi Minh)

Et voilà, après des mois de bataille bureaucratique et de vaccins, je suis dans l'avion
pour
Hô-Chi-Minh Ville avec 23 itiniens prêts à saigner le pays. Le premier contact avec
les locaux est particulier : impossible d'acheter quoi que ce soit au duty-free étant donné
qu'il ne semble pas y avoir de priorité au passage en caisse. On se rendra compte plus tard que
le code de la route y est pour quelque chose... Le second est déjà beaucoup plus chaud... entre
35 et 40° au bas mot, et 30 petits étudiants vietnamiens qui nous font un accueil en grandes
pompes à la sortie de l'aéroport.
Après le concours de serrage de paluches, direction l'hôtel en taxi. Tout le monde a de la place,
les tacos sont là, ça a l'air de rouler. C'était sans compter sur les 4 millions de motorbike qui
"circulent" selon un code de la route qui doit tenir sur un post-it (il ne devait pas y avoir de
place - entre autres - pour le paragraphe concernant le casque...). Pour faire court, ça va dans
tous les sens, les klaxons remplaçant largement les freins. Un peu déroutant, mais ça doit avoir
son charme. Premier aperçu de ce que sera notre (ou plutôt leur) ville d'accueil pendant les deux
semaines : des scoots omniprésents, des câbles noirs pendus à tous les poteaux, des maisons a perte
de vue, une foule qui se mélange dans tous les sens et surtout une pollution pratiquement palpable
qui nous assaille à la sortie du taxi.
En revanche, rien à redire sur l'hôtel : le personnel a l'air sympa, les chambres sont grandes et le
minibar est bien rempli... On retrouve nos correspondants pour un premier dîner en ville dans un resto
qu'ils ont choisi. Deuxième choc culturel : le resto en question... Arrivée magistrale d'une vingtaine
d'européens dans une pièce remplie de vietnamiens assis sur des chaises en plastique de 20cm de haut.
La surprise est bilatérale... Après la traversée de la "cuisine", où tout le monde est assis par terre
et fait sa vaisselle à même le sol, on nous aménage une table de 15 bons mètres de long (en déplaçant
tous les autres clients) et on nous sert deux plats étranges, au nom encore imprononçable. Plus évidement
35 bières, apportées par deux petites vietnamiennes qui engraineront les plus faibles toute la soirée...
Evidement, on pense tous aux conseils de maman et du toubib : "ne mange pas n'importe où, évite les
boui-bouis, pas de glaçons : l'eau n'est pas potable, ne mange pas avec les doigts...". Reste que
c'est vachement bon, que la bière fraîche risque d'être notre meilleure amie sous ces tropiques, et
qu'on ne peut quand même pas dire a nos nouveaux potes qu'on préfère boire de la bière chaude et manger
à l'hôtel. Premier pétage de bide en règle, avec double portion de viande marinée grillée au charbon, et
une fondue de pas mal de choses une fois de plus indéfinissables (on nous a désigné de la citronnelle,
des feuilles de cannelle, du tofu, du taro et des espèces de raisins qui sont apparemment des pommes
chinoises :p).
Après une bonne heure d'errance dans des rues assez glauques à la recherche d'un bar qui se trouva être
fermé, on a finalement percuté la boite la plus hype de Saïgon :
le Gossip. Super chébran (à base de techno
trance-core goa), super huppé, la moitié d'entre nous sont quand même rentrés en tongs et en short. Ici non
plus les normes européennes n'ont pas cours, et quelques uns d'entre nous préfèrent s'échapper avant de
devenir sourds. Pour les autres, ce sera vodka (une contrefaçon apparemment) et découverte des moeurs des
vietnamiennes, moins froides qu'il n'y parait.
Couché depuis 2 heures mais encore en plein jet lag, je suis frais et dispos quand JC repasse dans la chambre
d'hôtel en rentrant de boite et je profite quand même de l'after en compagnie des 3T et des charmantes Đào et
Khanh (photos dossier contre enveloppe timbrée). Quelques bières plus tard, le jour se lève et au moment ou une
journée devrait se terminer, une deuxième commence. Il est 5h... et Saïgon est déjà debout ! 200 personnes sont
dans le parc en face de l'hôtel, seuls, en couple ou en groupe, pour faire de l'aérobic, du badminton, ou leur
Tai Chi Chuan quotidien. Après une bonne heure à flâner dans les rues encore relativement calmes, on prend la
direction du resto de l'hôtel ou va bientôt être servi le petit dej. Au final, 3 ou 4 passages devant le cuistot
qui nous a vus nous bafrer de 6h à 8h30 du mat....