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Les derniers jours : Batdambang Nouvelle journée, nouveau bus et nouvelle ville : Batdambang. Hors de question de rester seul : j'engage donc la conversation dans le bus avec Jeff et Laura, deux canadiens partis pour traverser l'Asie du Sud-Est pendant une paire de mois. Arrivés en ville, nous bookons un tuktuk pour faire le tour des "attractions" du coin. Autant dire que c'est assez calme : une ancienne fabrique de Pepsi, deux-trois artisants du coin, et le top du top : le bamboo train.
Le tour commence par la visite de trois ateliers : dans le premier, une grand-mère fabrique les feuilles de riz qui serviront à faire des nems dans les restos du coin. Je sais maintenant d'où viennent les croisillons sur les feuilles : de la grille en ferraille toute rouillée sur laquelle sèchent la production de Mère-grand. Deuxième grand-mère quelques rues plus loin : le "bamboo sticky rice" : du riz gluant et des haricots noirs cuits au dessus du feu avec du lait de coco dans des morceaux de bambou. Ça va se révéler pratique à transporter et plutôt bouratif pour les jours suivants.
Le stand suivant fabrique de la pâte de poisson. Le principe est simple : on mélange des poissons avec du sel, et on laisse tout ça macérer dans de grands bacs placés sous des bâches, en plein soleil...
Le clou du tour, c'est un petit voyage sur le bamboo train : il n'existe qu'une seule ligne de train au Cambodge et elle n'est utilisée qu'une fois par semaine. Le reste du temps, les habitants ont mis en place un système de transport assez particulier : une plateforme en bambou posée sur deux essieux, le tout entrainé par ce qui ressemble à un moteur de tondeuse à gazon...
Le moment le plus sympa est bien évidement quand deux véhicules se croisent : le moins chargé doit tout démonter et laisser passer le vainqueur.
Derniers artisants : les faiseurs de nouilles. Le riz est pilé dans un mortier en bois à même le sol, le mélange est touillé dans une grande bassine et le pain de farine est ensuite pressé de façon plus qu'artisanale au dessus d'une bassine d'eau bouillante...
Les bretons que j'ai croisé sur le bamboo train m'ayant parlé d'un orphelinat à quelques blocs de l'hôtel, je décide de m'offrir une grasse matinée et d'aller y faire un tour dans l'après-midi. Accueil chaleureux de la part des gamins et du personnel, mais je ne peux malheureusement pas faire grand chose en une demi journée. Après une partie de foot assez crevante avec les mouflets, j'assiste à un cours d'info puis à un cours de français. Très bonne surprise : le jeune prof m'invite à diner chez lui. Un tour en motorbike plus tard, j'attéri devant toute sa famille assise en rond devant la porte et préparant le repas : quelques soeurs, un ou deux neuveux, deux-trois frangins, la grand-mère et le chien... Au menu, un "hot pot" : une soupe claire agrémentée de morceaux de viande, de boulettes de boeuf (quel morceau ?), de nouilles, de riz et de légumes. Au fur et à mesure des discusions, j'apprends quelques coutumes cambodgiennes, dont celle du trinquage : quand on lève son verre, on le vide... Je ne sais pas si c'est parce qu'un des frères est flic, mais ici "les hommes forts, ils boivent !!". Et effectivement, on trinque toutes les cinq minutes. J'ai de la chance : la bière cambodgienne n'est pas forte et je réussi à finir la soirée sans piquer du nez dans mon bol de soupe. Sihanoukville Nouveau départ tardif et nouveau bus pour Sihanoukville et ses plages. J'espère y retrouver Karine et Mélina et y passer les derniers jours qu'il me reste à ne rien faire. Le bus est bien roots aussi : surbooké, sans suspensions et avec cet horrible karaoke tout le long du trajet. Je comprends dans quel char d'assault je suis monté en observant le chauffeur pendant les pauses : le radiateur est refroidit à renfort de grands seaux d'eau... dessus, pas dedans... Évidement, c'est sans compter la panne de clim au beau milieu du trajet. L'arrivée en ville est marrante : un motorbike me dépose chez DD-Canada, un petit hôtel en centre ville. Dédé est bien sur le gérant, et bien sur, il est canadien... Un bonhomme rougeaud, court sur pattes et bourru entouré de petites minettes cambodgiennes qui servent les clients. À la limite du douteux, mais ça a l'air clean. Sihanoukville est un lieu où il n'y a strictement rien à faire à part profiter de la mer. Je dois également être le seul touriste solo du coin (si on exclut les papis grisonnants à qui de jeunes demoiselles donnent la béquée dans les nombreux restaurants de la plage)... Pourtant en cherchant bien, on peut toujours trouver deux-trois suédois prèts à jouer au billard et à boire des bières toutes la soirée... Je retrouve les filles le lendemain et très motivés, nous attaquons deux jours farniente... J'arrivé évidement à prendre un coup de soleil magistral la première heure et je suis contraint de me planquer sous les parasols le reste du temps. J'avais eu le temps de m'en appercevoir la veille : ici, l'ambiance est particulière et les soirées sont sympas, comme une plage thaïlandaise en plus petit je pense... Resto sur la plage, poisson grillé, bière pas cher et happy hour pendant deux jours, histoire de changer des vielles pierres et de garder une image ensoleillée et festive. Ze end Voilà pour le Cambodge : un voyage et des recontres sympas, mais j'en garde au final une image un peu mitigée... Même si Angkor reste un des plus beaux sites que j'ai visité, le reste du pays laisse un goùt un peu amer au voyageur : celui d'un pays plus que défavorisé toujours marqué par des années d'horreur, et celui d'un peuple qui même s'il est sur la bonne voie (je l'espère), mettra des décénies à s'en remettre. Allez-y malgré tout, et essayez de visiter les orphelinats :) |
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Le Cambodge : loin de Paris et de ses températures glaciales, je suis partit pour Phnom Penh avec
une idée en tête : retourner en Asie et oublier la pression du boulot. Pari gagné...
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