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Le village "flottant" Notre nouveau chauffeur nous récupère de bon matin pour nous déposer au bord du lac Tonlé Sap (បឹងទន្លេសាប) et nous explique que selon la saison, la hauteur du lac change : aujourd'hui il faudra faire 15 mn de motobike pour rejoindre "l'embarcadère". Et 15 minutes dans les dunes avec ces fous de cambodgiens, c'est toute une épreuve... je vois les filles devant moi se faire ballotter dans tous les sens et je réalise que crispé comme je le suis sur le scoot, mes muscles vont également souffrir du trajet. L'embarcadère donc : un tas de branches au dessus d'un tas de terre, le tout piétiné par quelques vaches... Au bout d'une branche, notre bateau, et au bout du bateau, notre capitaine : un gamin d'à peine 12 ans qui prend les commandes du vaisseau. Nous prions simplement pour que l'embarcation soit solide : même si les pécheurs du village sont les pieds dans l'eau pour lancer leurs filets, aucun de nous n'a envie d'y plonger ne serait-ce qu'un doigt.
Kompong Phluk : le port des défenses (comme celles d'un éléphant) est un village quasi flottant : les maisons sont perchées à plus de 10 mètres, tout en haut des pilotis en bambou. En saison humide, on ne voit que le haut des constructions, mais aujourd'hui en saison sèche, les habitations prennent une dimension aérienne...
Ici plus qu'ailleurs, toute la vie du village tourne évidement autour du lac : on y pèche poissons et crevettes, on y cultive ou ramasse des plantes, on y lave son linge ou on y fait sa vaisselle : tout y passe. Et les gamins sont éduqués très tôt à manœuvrer sur les eaux boueuses du cours d'eau. La rue principale, probablement immergée le reste de l'année, est utilisée pour faire sécher des crevettes : les immenses bâches recouvertes des petits crustacés embaument tout le village.
Une fois partis du village, le bateau nous laisse profiter de la vue sur le Tonlé Sap : de l'eau à perte de vue à tel point qu'on a plutôt l'impression de se trouver sur une mer fermée que sur un lac d'eau douce. Retour sur la terre ferme pour visiter le dernier temple de la liste : le groupe des Roluos, trois temples secondaires un peu excentrés du reste du complexe. Reste que nous sommes fatigués, et surtout un peu lassés de toutes ces pierres : la moitié de l'après midi sera consacrée à la sieste, aux comptes et à la prise de notes dans nos petits carnets.
Le temps clair nous incite à retourner à Angkor Wat pour une dernière session photo, au final aussi classe que les précédentes : la majesté de certains endroits reste intacte quelque soit le temps...
Dernière visite à Siem Reap : le Phnom Bakheng (ប្រាសាទភ្នំបាខែង). Il s'agit du tout premier temple construit dans la région vers 900 après JC. Même s'il n'en reste plus grand chose, de très nombreux touristes grimpent chaque soir le chemin qui fait le tour de la colline pour voir le coucher de soleil sur ce qu'il reste de jungle, et surtout la silhouette d'Angkor Wat au milieu des brumes de fin de journée.
Pour notre dernier repas ensemble, nous choisissons un resto un peu plus classe que les échoppes du marché : le barbecue cambodgien nous tentait depuis quelques jours et c'est le moment de céder. Le Chhnang Phnom Pleung est enfin servi : le grill-soupière sert à faire griller les viandes pendant que les jus coulent dans le bouillon, rempli de nouilles et de légumes. Mon verdict : le crocodile c'est bien meilleur que le serpent.
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Le Cambodge : loin de Paris et de ses températures glaciales, je suis partit pour Phnom Penh avec
une idée en tête : retourner en Asie et oublier la pression du boulot. Pari gagné...
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