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Le Cambodge
Same same, but different (Février 2009) Phnom Penh story ភ្នំពេញ Comme toutes mes vacances, celles-ci commencent par 20 heures de trajet et une escale à l'autre bout du monde. Cette fois-ci, c'est à Seoul que je vais devoir attendre mon vol pendant 3 heures et je profite de l'occasion pour me goinfrer à nouveau de kimchi et de bibimbap. N'arrivant pas à dormir dans la salle d'embarquement, je fais connaissance avec Sam, un New-Yorkais expatrié au Cambodge depuis deux ans et avec qui je partagerai mon taxi jusqu'à la guest house bookée par Đào et Khanh. Phnom Penh a l'air à première vue moins agité et moins bordélique que Saïgon mais Sam m'apprend que la vie nocturne s'arrête à 22h. Les horaires y sont probablement pour quelque chose. Le code de la route est en revanche le même, avec beaucoup plus de voitures qu'au Vietnam. La guest-house en question est assez roots et je comprends pourquoi elle est si bon marché : ma chambre n'a pas de fenêtres, pas de clim et pas d'eau chaude. En revanche, il semble n'y avoir que peu de moustiques malgré la chaleur de fin de journée et l'humidité qui remonte du lac. Complètement écrasé par la chaleur, je tente de fumer une clope devant l'hôtel et je me vois proposer "something to get high". Je lirai plus tard dans le Lonely que le quartier (surnommé BackpackerTown) est sans doute le plus rock 'n roll de la capitale ; une sorte de cour des miracles... Après une nuit assez rude à combattre la chaleur, le décalage horaire et le ventilateur un peu bruyant, j'émerge vers 9h30 et tente une sortie après un léger petit-dej'. Le Lonely m'avait promis des températures entre 25 et 35° et à 10h du matin, il fait déjà 30°... Je redoute la chaleur de l'après-midi. Première impression sur Phnom Penh : c'est sale et ça pue un peu... Les villes vietnamiennes ne sont pas des modèles d'hygiène, mais on sent bien qu'ici c'est encore un cran en dessous. Sinon, les chauffeurs de tuktuk et de motorbike sont aussi nombreux, mais un peu moins pressants. Une heure plus tard, j'ai enfin atteint les bords du fleuve, j'ai vu une "procession musicale" descendre du Wat Phnom, mais surtout j'ai perdu 2 litres d'eau en chemin. Retour direct à l'hôtel pour une douche et une sieste. Je demande également à changer de chambre : la clim ou la vie. A midi, je récupère Dao et Khanh à la station de bus et on file directement au Frizz pour manger un morceau et confirmer notre cours de cuisine du lendemain. Premier contact avec la vraie cuisine Khmer : un curry rouge de poisson, conseillé la veille par Sam. Et effectivement, c'est plutôt bon, très doux et ça n'avoine pas comme les curries thai. Un détour par l'hôtel pour déposer les sacs et on file au Wat Phnom (វត្តភ្នំ), la plus haute structure religieuse de la ville.
Permier aperçu des difficultés linguistiques auxquelles nous allons devoir faire face : bien qu'ayant demandé à aller au musée national, on se fait conduire au musée du génocide : Tuol Sleng. Un ancien lycée reconverti en camp de détention et de torture en 1975 et rebaptisé S-21 (Sécurité 21).
En sortant de là, notre chauffeur nous informe que pratiquement tout ferme à 17h, même les marchés. Heureusement, il nous reste le marché de nuit et ses marchants ambulants. Après avoir fait les zouaves quelques heures sur le marché et sur la grande place pleine de monde à côté du palais royal, on file vers un resto coréen/khmer pour un gros barbecue (pour information, la bière est à 2$... le litre).
Départ à 8h45 le lendemain pour notre cours de cuisine khmer... si j'avais réussi à me lever tout seul. C'est Khanh qui est venue frapper (timidement) à ma porte à 8h55... Douche, habillage et brossage de dents en moins de 5 minutes et nous voilà partis. Première escale au le marché pour un cours sur les ingrédients de la cuisine cambodgienne. C'est sympa, ça ressemble aux marchés vietnamiens, mais un marché local pour locaux dix minutes après un réveil éclair, c'est assez rude : les herbes et les épices qui chauffent, la viande pendue aux crochets, le poisson en train de sécher... J'ai du mal à supporter.
Première recette : des nems végétariens (Chaio Yor) ; plutôt facile après les soirées nems faîtes en France. J'ai déjà plus de doutes sur la deuxième recette, la salade de fleurs de bananier (Nyoum Trayong Chaek) : j'avais déjà essayé la fleur de bananiers et avait immédiatement jeté cette horreur à la poubelle... Ma faute, ma très grande faute : j'avais simplement utilisé la mauvaise partie de la fleur.
La seconde recette est celle du plat national cambodgien : l'amok, un curry de poisson fait à partir de produits frais et d'huile de coude... Les épices doivent être broyées pendant 20 bonnes minutes pour en faire une pate fine (le kroeung).
Le cours se termine à 16h, et pour ne pas répéter les erreurs de la veille, nous filons directement au musée national avant qu'il ne ferme. Sous les toits dessinés comme ceux d'un palais, des dizaines de statues bouddhistes et hindouistes et un jardin sympa pour faire une pause à l'ombre.
Après une balade en ville sous les tamariniers, nous partons à la recherche d'un bar sympa où boire un verre. En chemin, on passe devant le monument de l'Indépendance (វិមានឯករាជ្យ), construit en 1958 pour commémorer la fin du protectorat français en 1953.
Soirée au bar donc, avant de rentrer à l'hôtel... après avoir passé une bonne partie de la journée à manger, plus personne n'a faim. Le lendemain matin, notre tuktuk nous attend et refuse toujours de parler d'argent, ça sent la facture "à la louche" à la fin du séjour... Il nous conduit enfin au palais royal, l'actuelle demeure du roi. Les bâtiments ne manquent pas de style et les stupas sont finement taillées. La pagode d'argent est un peu décevante : seule une petite partie des dalles d'argent est visible ; les deux Bouddhas en or et en cristal en revanche sont assez impressionnants.
Après la visite du palais et du musée, nouvelle halte culinaire au Green Pepper pour un déjeuner thai plutôt sympa avant de rejoindre les deux grands marchés de Phnom Penh. Pas de surprise, ça ressemble beaucoup au marché Bến Thành de Saïgon, avec les odeurs, les fruits, les épices et le souk un peu partout...
Après quelques heures de shopping, on prend la direction des quais pour retrouver Gordon, un CS appelé quelques heures plus tôt avec qui on boira quelques bières avant de se balader dans la ville pour notre dernière soirée ensemble. (Le liquide dans les sacs plastique c'est du jus de canne à sucre : c'est comme ça qu'on le sert quand il n'y a plus de gobelets !)
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Le Cambodge : loin de Paris et de ses températures glaciales, je suis partit pour Phnom Penh avec
une idée en tête : retourner en Asie et oublier la pression du boulot. Pari gagné...
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